Terroir

La géologie de Cahors

Troisième terrasse et éboulis calcaires : des sols de natures complémentaires

Les 3 parcelles du vignoble sont constituées des deux meilleurs types de sol de l’appellation Cahors. La plus grande parcelle, 12.5 hectares, exposée sud-ouest, est située sur un cône d’éboulis calcaires toujours en mouvements. Le terrain, argilo calcaire très pierreux est appelé ‘Tran’. Il joue un rôle thermique et hygrométrique très important et les vins produits sur ce sol ont des tannins très fins et sont particulièrement droits et longs.

Les deux autres parcelles (5,5ha et 7,5ha, plein sud) sont composées de galets dominants, mêlés de sable ferrugineux rougeâtre en surface et d’argile et de silice en profondeur. Les vins y sont plus puissants et plus alcoolisés.

La roche mère et les essences environnantes

Leur influence est grande sur nos vins. La roche mère, avec ses plaques de calcaires recouvertes de terre argileuse aérée, confère de la minéralité, des parfums de violette et des arômes de calcaire qui signent le terroir du Cèdre. Les chênes et les genévriers environnant les cônes d’éboulis teintent nos vins d’arômes de genièvres, d’eucalyptus qui apparaissent surtout en fin de fermentation.

L’art de l’assemblage

Nos sols voient naitre des raisins et des vins aux qualités organoleptiques complémentaires et cela nous a naturellement amenés à développer notre sens de l’assemblage. C’est le secret de notre gamme de vin qui s’adresse à tous en jouant une palette de matières et d’arômes différents en fonction de l’origine des raisins. Depuis 1996, nous allons jusqu’au bout de notre démarche en vinifiant ensemble les raisins des parcelles qui ‘marchent ensemble’.

Le climat de Cahors

L’équilibre d’un micro climat

A distance égale de l’Océan Atlantique, des Pyrénées et de la Méditerranée, notre climat est double : océanique jusqu’en juin, il tourne méditerranéen dès le mois de juillet. Alors, le Lot et le vent d’Autan agissent aussi très favorablement sur nos vignes : le vent balaie les nuages, ce qui augmente le taux d’ensoleillement et les eaux du Lot, en contrepartie, rafraichissent les nuits et soulagent la vigne. Nos raisins arrivent à maturité dans de bonnes conditions sanitaires et nos vignes ne souffrent pas de sècheresse.

Nos cépages

Cot, Malbec ou Auxerrois

Trois noms pour un cépage unique qui a trouvé sa terre de prédilection à Cahors. Faible productivité, à l’aise sur des sols pauvres, le Malbec est un cépage qui demande beaucoup de travail. Planté sur les grands terroirs du Quercy, il révèle des vins floraux et fruités aux arômes de violette, de fruits rouges, de fruits noirs et de mûre avec beaucoup de chair et de longueur. Très charmeur jeune, leur potentiel de garde est immense. Le succès des vins de Malbec est mondial et grandissant. On dit même de lui qu’ avec sa feuille ronde et cloquée, sa grappe bien aérée et sa peau noire, il deviendra très bientôt un cépage phare…

Viognier

Nous voulions un vin blanc comme on en trouve en Bourgogne, à Bergerac ou en Californie. Le Viognier présente toutes les qualités requises par notre terroir pour produire un vin naturel : il supporte des températures élevées en été contrastées par des nuits fraîches. Planté en 1988, la première mise en bouteille date de 1992. Le Cèdre blanc est un vin singulier, avec le temps, il acquiert longueur et finesse.

Savoir-faire à la vigne

Un grand terroir mérite beaucoup de respect

Certifié en agriculture biologique depuis 2012, le travail du sol est entièrement mécanique, l’utilisation de désherbants est proscrite, la taille est courte (en guyot simple), sept à huit bourgeons sont laissés et des vendanges en vert sont effectuées afin de contrôler les rendements pied par pied. La période des vendanges est courte et commence à maturité optimale.

Les machines de Jean-Marc

Il s’agit d’anciennes machines a vendanger, remodelées par Jean-Marc et un ami forgeron.

Leur aide est précieuse : elles bûtent les pieds de vigne en automne et les débûtent au printemps, elles coupent l’herbe et arrachent le chevelus (les racines superficielles de la vigne). Grâce à elles, nous n’utilisons plus de désherbant et rendons la vigne à son terroir. Coupée de ses racines en surface, la vigne doit chercher sa nourriture en profondeur ; elle s’imprègne de tous les composants du sol et les retransmet dans ses raisins. Évoluant dans un sous-sol vivant, aéré, la vigne devient aussi moins sujette aux effets climatiques.

La vendange au pépin

Le moment de la vendange est capital car pendant les macérations, l’alcool capte tous les arômes. Les pépins mûrs développent des notes de vanille et de noisette, de plus, ils sont légèrement sucrés. Les tannins des baies de raisin n’ont pas cette sucrosité mais sont aussi d’une extrême finesse.

Une terre bien travaillée donne de l’acidité au vin que la maturité des tannins va compenser jusqu’à l’équilibre. Equilibre et harmonie sont dans la nature même, en transformant le raisin en vin, notre rôle est d’être toujours plus proche de l’essence de la vigne.

Savoir-faire au chai

Dans le raisin, le vin existe déjà

Le Malbec brille par son intensité aromatique et chromatique. Pendant les vinifications, nous ne cherchons pas à extraire mais à combiner tous les composés phénoliques du vin par des actions simples et douces ; c’est ce qui lui donne du gras, de l’onctuosité. Pour le Viognier, nous pratiquons deux modes de vinification et d’élevage afin d’allier structure, concentration, gras et fruit.

Tous les millésimes sont différents, rien n’est systématique. Nous accompagnons nos vins et nous adaptons à eux ; par exemple, le pigeage des cuves et le bâtonnage des lies et les soutirages sont des techniques employées aux moments opportuns et en fonction du millésime.

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